visite Lalibela et autour

visite Lalibela et autour

visite Lalibela et autour 

Altitude: 2 630 m.

Aux hauts plateaux arides et peu fertiles succèdent des vallées luxuriantes aux riches terres agricoles. Dans les plis du relief émerge un ensemble de 12 églises monumentales, d’une grande diversité architecturale, entièrement creusées dans la roche volcanique. Les sanctuaires sont érigés au tournant des XIIe et XIIIe siècles par le roi Lalibela, membre de la dynastie des Zagoué. C’est une période de l’histoire qui fut particulièrement féconde dans le domaine de l’architecture religieuse (1137-1270). Ce souverain fut reconnu comme saint après sa mort. Il fait sculpter des montagnes pour louer Dieu. De nombreuses églises taillées dans le roc ou construites dans des cavernes conservent encore des peintures murales qu’il est souvent difficile de dater avec précision. Ce complexe monolithe hors du commun, ne cesse d’émerveiller par son audace et la force qui s’en dégage. Il ne connaît aucun équivalent dans le monde et il ne pouvait que rendre le lieu et son souverain mystiques.

Les experts estiment qu’une partie des édifices aujourd’hui considérés comme des églises avait une vocation profane à l’origine. Les églises de Lalibela devinrent un grand centre de pèlerinage, particulièrement prisé par les rois éthiopiens. Les artisans dégageaient d’abord un bloc rectangulaire en creusant un fossé dans la roche dont le fond était le niveau du sol sur lequel devait s’élever le futur sanctuaire. Ce bloc était ensuite sculpté au pic, en commençant par le haut, pour aménager à l’intérieur les voûtes et arcades, et à l’extérieur, les fenêtres, colonnades. Les sculpteurs descendaient, changeaient de niveau au fur et à mesure. La roche relativement tendre, durcissait après avoir été taillée. Malgré tout, le tuf rouge est désormais très endommagé par les intempéries, ce qui explique la mise en place de protections temporaires assez inesthétiques au-dessus. On pourra admirer les échafaudages en bois d’eucalyptus qui s’élèvent à des hauteurs impressionnantes.

Les édifices sont vierges de tout ornement et seules les fenêtres apportent une touche décorative à l’ensemble. Des ignobles néons et loupiotes diffusent leur lumière blafarde et dont les fils courent partout. L’église monolithique de Beta Giyorgis (29x19x12m) ce chef d’œuvre architectural, une croix grecque en trois dimensions creusée verticalement dans le rocher au fond d’une fosse de 12 m, est sans conteste le point culminant de toutes les constructions. Il n’y a pas de pièces intérieures, le sanctuaire est recouvert par une coupole bien travaillée contenant une grande croix en relief. L’édifice se dresse à partir d’un socle élevé.